Entrevue 3 mai AgroQuébec

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Dernier bulletin

Bulletin octobre 2019

Chers amiEs et sympathisantEs,
 

Un mot du conseil d'administration

 

Protec-Terre a eu un été faste, ce n’est pas une nouvelle FUSA mais bien deux qui ont vu le jour durant la belle saison. Nous vous présentons brièvement dans ce bulletin les grandes lignes de la FUSA du 9ème rang de Coaticook et de la FUSA Sageterre du Bic.

De son côté, notre conseillère accompagnatrice Catherine Avard nous parle d’un projet inspirant, celui de la préservation du Domaine du Lac Vert appartenant à la congrégation des sœurs de Notre-Dame du perpétuel secours dans la belle région de Bellechasse. Une FUSA perpétuelle pour préserver une mission perpétuelle, voilà une initiative bien arrimée.

Protec-Terre a aussi obtenu cet été une subvention pour développer un ancrage territorial au modèle des FUSA. En effet, la MRC de l’Islet, ou notre siège social est situé, nous encourage ainsi à établir un réseau de collaborateurs locaux visant à dynamiser notre service d’accompagnement et à mieux répondre aux enjeux sociaux et économiques de la région.

Finalement, nous retranscrivons la lettre d’une militante pour la préservation des terres des Sœurs de la Charité de Québec. Un cri du cœur pour sauver ces terres fertiles d’un développement urbain inutile.

Pour devenir membre, renouveler votre adhésion ou faire votre don, cliquez ici.
Un grand MERCI d'avance de la part de toute l’équipe de Protec-Terre.

Menu du bulletin de nouvelles:

Bonne lecture!

 

Le long chemin de la FUSA du 9e rang

C’est en 2016 que Protec-Terre a débuté à accompagner un ex-producteur agricole de la région de Coaticook, qui souhaitait déposer sa terre en fiducie et la rendre ainsi disponible pour une relève agricole dont le projet pourrait correspondre à sa vision de développement durable et d’agriculture de proximité associée à cette terre. Une terre de 36 hectares comprenant deux ruisseaux, des boisés, une érablière et des champs ayant besoin d’amour.

Très vite, avec une collaboration soutenue de la MRC de Coaticook, plusieurs collaborateurs et spécialistes ont été identifiés et mis à contribution pour aider à faire avancer le projet. Une caractérisation des sols a été effectuée afin d’offrir une information des possibilités offertes aux éventuels producteurs. De même, un inventaire écologique des milieux naturels a été réalisé afin de s’assurer que les opérations agricoles ne mettraient pas en péril les écosystèmes et les espèces fragiles qui pourraient s’y trouver.

Des problèmes de santé du propriétaire ont retardé les démarches, que paradoxalement nous tentions d’accélérer justement pour s’assurer de réaliser la FUSA pendant que le propriétaire avait encore toutes les capacités d’agir. 

De plus, l’identification et la sélection de fiduciaires a requis pas mal de temps et d’énergie. Mais ce ne fut pas en vain, l’équipe a réussie à mettre en place un conseil fiduciaire de rêve. Il regroupe, en plus du propriétaire/donateur, une ingénieure agronome, une retraitée du milieu communautaire, un conseiller en développement agroforestier, un producteur agricole et consultant en gestion et une chargée de projets en reboisement social et écoéducation.

La FUSA du 9ème rang est officiellement née le 12 juillet 2019 et les fiduciaires sont depuis à l’œuvre pour faire vivre cette terre et ses écosystèmes pour le bénéfice des citoyens de la région. Hé bien! Longue vie à la FUSA du 9ème rang!

 

SageTerre, une petite révolution

C’est en ces mots que Jean Bédard décrit la création de la FUSA SageTerre sur son blogue personnel.

Les mots de Jean Bédard sont soigneusement choisis. Nous nous contenterons donc ici de copier des bouts de texte tirés du site web de la ferme SageTerre :

Fondée en 2004 par Jean Bédard et Marie-Hélène Langlais, la ferme SageTerre est avant tout une création collective de membres actifs à plus ou moins long terme, de volontaires et de visiteurs. La ferme se veut un lieu de création d’un style de vie nouveau, alternatif, fertile. Une œuvre d’art en évolution, dynamique et inspirante. Le résultat d’une pensée consciente en plein essor, de gens désirant plus que tout collaborer, en réponse à un environnement trop souvent compétitif. C’est par un mélange d’heureux hasards et de volonté inspirée que les membres fondateurs se sont assemblés. Ils se sont sentis interpellés soit par la terre, par un désir d’entraide, un besoin de coopération, peut-être par l’envie d’entrer en relation avec les éléments qui supportent leur vie, mais certainement aussi dans l’espoir de matérialiser des aspirations qui les animent profondément.

On comprend ainsi mieux la pensée de ce couple aimant de la nature et des êtres, parce que pour eux les humains font partie de l’écosystème et se doivent de le préserver en pratiquant l’écologie. Et, pour eux, SageTerre, est ÉCOLOGIQUE une recherche d’actions visant l’amélioration concrète des conditions de vie de toute la communauté du vivant.

La ferme SageTerre est à cheval sur la route 132 entre Bic et Rimouski. SageTerre est un collectif de projets où on retrouve; un grand jardin, un grand verger avec kiwis arctiques, pommiers, poiriers, pruniers, un verger de petits fruits, beaucoup de pâturages, de champs de foin et de grains qui sont disponibles pour d’autres projets agricoles plus productifs.

SageTerre est donc une communauté de travail. Chaque projet est totalement responsable de son organisation. Et chaque projet doit respecter le plus possible l’environnement, pas d’intrants chimiques, pas de pesticide, des projets ouverts à la communauté.

Et cette communauté est maintenant vouée à maintenir la mission de ses fondateurs visionnaires et ce, à perpétuité. Merci Jean et Marie-Hélène pour ce cadeau révolutionnaire!

 

Sauvegarde du Domaine du Lac Vert

Le Domaine du Lac Vert est une propriété de plus de 300ha à St-Damien-de-Buckland. Ce domaine, propriété de la Congrégation Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, comporte des champs, un vaste boisé, une érablière, une grange, une serre et de nombreux bâtiments pouvant héberger au total jusqu’à 200 personnes, le tout bornant un magnifique lac tout en anses et presqu’îles. La Congrégation, bien qu’ayant annoncé son départ du village pour se reloger pour mieux répondre aux besoins de ses membres vieillissantes, se préoccupe de la préservation à perpétuité la mission de la Congrégation que les fondateurs lui ont voué depuis 1898 :
Œuvrer à la promotion de la dignité humaine en favorisant la croissance personnelle, affective et spirituelle de l’être humain par :
· une présence qui se fait proche des personnes démunies d’aujourd’hui;
· une écoute compatissante qui encourage la rencontre avec soi, avec l’autre et le Tout Autre;
· une contribution personnelle à ce que chaque personne trouve un espace de paix, de calme et de ressourcement.
 
C’est au mois de mai dernier que nous avons été invités à une rencontre où étaient présentés différents modèles et formes juridiques pouvant porter ce projet d’envergure. La Congrégation nous a par la suite confié la réalisation d’une étude de faisabilité pour une FUSA au Domaine du Lac Vert. Selon nous, c’est non seulement faisable, mais il s’agit du moyen le plus sûr et le plus
solide pour instituer une vocation au domaine. Le chargé de projet de la congrégation nous a confirmé au début de septembre que l’option d’une FUSA a été retenu, il reste à préciser les modalités.
 
Pour finir, quelques mots inspirants tirés de la formation donnée aux membres de la Congrégation et leurs partenaires et où ils devaient répondre à la question : « Pour moi la terre c’est… »
« celle qui nous nourrit, me permet de m’émerveiller, de rendre grâce »
« la regénération, un retour aux sources spirituelles »
« la vie »
« le retour aux valeurs de base, à l’essentiel »
« un cadeau à découvrir ensemble »
« notre mère, celle qui nous nourrit »
« la matrice qui nous porte »
« comme Dieu »
« un lieu de santé »
« une source d’abondance, un lieu d’appartenance à un grand tout »
« un vrai cadeau de Dieu »
« un lieu sacré pour la conservation de la vie»
« un lieu de rencontre avec soi, avec les autres »
« un don à protéger qui nous permets d’être nourris dans un équilibre humain »
« un ancrage dans la vie, on ne peut pas vivre sans elle »
« la fécondité, la vie qu’il faut protéger et partager »
 

 
 

Développement d'un ancrage territorial

Le projet Ancrage territorial de Protec-Terre consiste à positionner la Fiducie d'utilité sociale agricole (FUSA) comme outil d’innovation en transfert et établissement de la relève agricole en misant sur les spécificités et ressources de la MRC de L’Islet. Le déploiement des services de Protec-Terre pour l’accompagnement au transfert de terres en FUSA créera un réseau de support et de développement économique et social aux effets multiplicateurs qui pourra être exporté à d’autres territoires. 

Cet ancrage fort permettra en effet de tisser des liens avec d’autres acteurs du monde agricole qui offrent eux-aussi leurs services à travers la province (agents de maillage ARTERRE, conseillers et experts en gestion, financement, fiscalité et droit, institutions d’enseignement, etc.). L’ancrage territorial des services de Protec-Terre dans la MRC de L’Islet permettra à cette dernière de se démarquer comme terre d’accueil pour les nouveaux arrivants et pôle d’innovation en transfert et établissement agricole, via notamment le modèle des FUSA. 

Protec-Terre, en collaboration avec L’ARTERRE, a identifié à ce jour trois (3) projets de FUSA potentiels dans la MRC. La diffusion de ce modèle auprès d’autres agriculteurs locaux permettra aussi à certains d’entre eux d’adhérer à ce type de transfert. Les propriétaires-cédants intéressés par les FUSA sont habituellement des « pionniers » du mouvement d’agriculture biologique, qui réfléchissent à des moyens de protection de leur patrimoine dans le cadre de leur retraite prochaine. La MRC de L’Islet, ainsi que les MRC voisines de Montmagny et Kamouraska, comptent plusieurs de ces acteurs, qui ont développé des entreprises phares et œuvrés à la reconnaissance des pratiques d’agriculture biologique. 

Financé à hauteur de 60% par la MRC de l’Islet, le projet d’ancrage territorial se déploiera sur une année avec possibilité de prolongation suite aux résultats obtenus. Protec-Terre ajoutera une ressource à raison d’une journée par semaine pour appuyer Catherine Avard dans ce projet.
 

 
 

La Terre des Sœurs de la Charité

Lettre à l’éditeur parue dans le Devoir du 14 septembre 2019

Je suis la Terre des Sœurs de la Charité, je prends la parole encore une fois. A force de parler, peut-être finira-t-on par m’entendre. Je suis toujours menacée, les grandes personnes qui ont un siège sur la colline à Québec vont bientôt décider s’ils acceptent le plan que veut faire la ville de Québec de son aménagement. C’est dans ce schéma qu’il est question de construire une mini-ville sur mon sol fertile. ‘Ce soir, j’ai l’âme à la tendresse’, je revois ma ferme lorsqu’elle était prospère et mes occupants que je chérissais.

On me demande souvent de mes nouvelles, ce que je fais depuis le démantèlement de "ma" ferme. Mes champs sont toujours cultivés même si certaines personnes disent le contraire; je produis du soya, de l’avoine, du blé et de l’orge. On me dit que l’objectif premier est la semence de soya; je ne connais pas toute la route entre la semence de soya et les produits de soya, tel le tofu, qui se retrouvent dans votre assiette mais je sais que c’est une protéine végétale de plus en plus appréciée. 

Mais même si mon sol fertile est encore utile pour nourrir les gens, c’est juste en attendant que le gros projet soit accepté et que les habitations prennent la place. Plusieurs personnes ont fait la démonstration qu’il existe suffisamment d’espace ailleurs pour accueillir les nouveaux ménages… mais elles aussi ne sont pas entendues…

Aujourd’hui, on pourrait trouver d’autres idées pour bien utiliser ma fertilité. "Dessine-moi un mouton", le petit bonhomme qui avait lancé cette phrase à un pilote en panne dans le désert était tenace dans son désir d’obtenir le dessin d’un mouton. Après plusieurs griffonnages, le pilote lui a dessiné une boîte avec trois trous en lui disant "Ça c’est la caisse, le mouton que tu veux est dedans". Le pilote fut bien surpris de voir s’illuminer le visage de l’enfant… le petit Prince voyait son mouton dans cette caisse !!!

J’aimerais bien moi aussi que l’on me dessine un mouton ; que l’on dessine ce que l’on voudrait voir sur ma terre. Ma vocation nourricière, sociale, thérapeutique pourrait trouver un nouveau reflet à mettre en valeur.

Ces beaux dessins, en images ou en mots, pourraient aider les grandes personnes sur la colline qui devront bientôt prendre une décision…

"Dessine-moi un mouton", Dessine-moi la terre, Dessine-moi la Terre des Sœurs de la Charité

Par Monique Gagnon

 
 

Actualités

Entrevue radio
Dernière heure! Notre président, Hubert Lavallée, a accordé une entrevue radiophonique dans le cadre de l'émission Écologistes en action à radio Ville-Marie. L'entrevue sera diffusée ce samedi 12 octobre à 10h00 et sera ensuite disponible sur les archives de la station. Radio Ville-Marie diffuse sur le FM à Montréal (91,3), à Trois-Rivières (89,9), à Rimouski (104,1), à Sherbrooke (100,3) et à Victoriaville (89,3).
 

Schéma d'aménagement et de développement révisé (SADR) de l'agglomération de Québec - action à prendre
"D'ici le début de novembre, la ministre Andrée Laforest (Affaires municipales et Habitation) doit prendre une décision au sujet du Schéma d'aménagement et de développement révisé (SADR) de l'agglomération de Québec.
Si elle l'approuve, ça signifiera que le gouvernement Legault est d'accord pour que 567 hectares de terres en zone agricole protégée (incluant les 204 hectares des terres des Soeurs de la Charité) soient affectées à l'urbanisation. Cela constituerait une caution morale pour la demande d'exclusion de la zone agricole (dézonage) qui pourrait par la suite autoriser le sacrifice de ces terres de grande qualité et qui ont une valeur patrimoniale pour la collectivité.

Pour faire connaître à la ministre votre opposition au Schéma, Voix citoyenne vous invite à soutenir l'initiative de Québec Solidaire au lien ci-dessous :

À noter qu’il n’est pas nécessaire de résider à Québec pour envoyer cette lettre à la ministre, pas plus que d’être membre ou sympathisant de Québec solidaire.

https://appuyez.quebecsolidaire.net/jean-lesage

Merci de partager et merci votre solidarité !

Claudine Dorval

Voix citoyenne - Québec"